Accueil / Manuel de sécurité nautique / Bateau échoué : risques, que faire et comment l’éviter ?
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L’échouement de bateau peut aller d’un simple incident embarrassant à une perte catastrophique. Le Canada présente des côtes accidentées, des niveaux d’eau fluctuants (comme dans les Grands Lacs) et d’autres caractéristiques qui font de l’échouement une expérience assez courante et stressante. Le risque est souvent amplifié par la température de l’eau et l’éloignement de certaines de nos côtes.
L’échouement est l’un des types d’accidents de navigation les plus courants, et bien qu’il soit difficile à éviter complètement, il existe des mesures que vous pouvez prendre pour minimiser le risque et des actions à entreprendre pour tenter de dégager votre bateau si cela se produit.
Points clés
Sommaire
Lorsqu’un bateau heurte le fond et reste coincé, on parle d’un bateau échoué.
L’échouement se produit lorsque la profondeur de l’eau n’est plus suffisante pour permettre à un navire de flotter. Les hauts-fonds, les marées changeantes et divers dangers sous-marins peuvent entraîner une variation soudaine de la profondeur de l’eau. Des tempêtes soudaines et des vents violents peuvent dévier un bateau de sa route et le pousser vers des zones peu profondes ou des dangers. Une erreur de navigation ou la fatigue du plaisancier peuvent également jouer un rôle. Si vous n’avez pas le temps de changer de cap, vous risquez de vous échouer.
Dans des régions comme la côte de la Colombie-Britannique, les rochers sont impitoyables. Un trou dans votre coque peut entraîner un envahissement rapide, surtout si vous vous éloignez pour vous rendre compte que le rocher que vous avez heurté bouchait le trou.
Heurter un rocher peut tordre ou casser les hélices et les gouvernails. Si vous vous échouez dans le sable, le limon ou la boue, la prise d’eau brute de votre moteur peut aspirer des débris, et causer des dommages irréversibles.
Les échouement sont rarement sans heurts. Lorsqu’un bateau heurte un récif ou un banc de sable à pleine vitesse, les passagers peuvent être projetés contre des surfaces dures, ce qui peut entraîner des fractures ou des traumatismes crâniens.
Si l’échouement entraîne le chavirement ou le naufrage du bateau, les passagers risquent de subir un choc thermique, qui est l’une des principales causes de décès dans les eaux canadiennes.
Si un échouement se produit dans une région isolée comme le nord de l’Ontario ou certaines zones des Maritimes, vous risquez de rester bloqué pendant une longue période.
Dans les zones soumises aux marées, un bateau qui s’échoue à marée haute peut rester à sec pendant des heures. Le bateau peut se renverser sur le flanc lorsque l’eau se retire, rendant impossible de rester à l’intérieur ou d’utiliser les systèmes de bord.
Si une tempête frappe pendant que vous êtes bloqués, vous et votre bateau pourriez être en grand danger.
Si vous vous échouez, coupez le moteur afin de pouvoir évaluer la situation en toute sécurité sans causer de dommages supplémentaires. Lorsque vous êtes coincé dans le sable ou la boue, le fait de laisser tourner le moteur peut aspirer des débris dans la prise d’eau de refroidissement, ce qui risque d’endommager votre moteur.
Vérifiez s’il y a des passagers blessés. Si quelqu’un est gravement blessé, utilisez votre radio VHF (canal 16) pour contacter les autorités et/ou envoyer un signal de détresse afin d’indiquer aux autres bateaux que vous avez besoin d’aide.
Si personne n’est gravement blessé ou en danger immédiat, l’étape suivante consiste à vérifier si le bateau a subi des dommages. La coque a-t-elle été percée ? Le bateau prend-il l’eau ? Restez vigilant à toute odeur d’essence qui pourrait indiquer une fuite dangereuse et prenez toutes les précautions nécessaires pour éviter un incendie à bord.
S’il n’y a pas de dommages structurels, vous pouvez essayer de dégager votre bateau. Voici quelques méthodes pour y parvenir :
Si votre embarcation n’est pas trop enlisée, vous pourrez peut-être vous dégager en reculant. Commencez par déplacer une partie de votre poids vers la partie du bateau qui flotte encore. Ensuite, inclinez légèrement le moteur vers le haut s’il s’agit d’un hors-bord, passez en marche arrière et voyez si vous pouvez vous diriger vers des eaux plus profondes.
Si reculer ne fonctionne pas, sortez le moteur hors-bord (si vous en avez un) de l’eau. Déplacez une partie de votre poids vers la partie du bateau qui flotte encore. Essayez ensuite de pousser le bateau, soit à l’aide d’une pagaie de rechange, soit en vous tenant debout sur le banc de sable s’il est suffisamment large et en poussant votre bateau à la main.
Une ancre de secours, ou ancre à jet, est une petite ancre légère utilisée pour dégager un bateau échoué.
Si vous avez un canot à bord, vous pouvez l’utiliser pour transporter l’ancre de secours vers des eaux plus profondes. Sinon, vous pouvez essayer de vous y rendre à pied ou à la nage. Dans ce cas, utilisez plusieurs dispositifs de flottaison pour maintenir l’ancre à flot pendant que vous vous dirigez vers des eaux plus profondes et veillez à porter un gilet de sauvetage et à vous attacher à votre bateau afin de pouvoir revenir même si vous êtes fatigué.
Une fois l’ancre posée et que vous êtes de retour sur votre bateau, tirez sur la ligne d’ancre pour essayer de tirer votre embarcation vers des eaux plus profondes.
Aucune stratégie de prévention n’est infaillible. C’est pourquoi il est préférable de combiner plusieurs méthodes pour éviter de s’échouer.
La première stratégie de prévention, et la plus importante, consiste à rester attentif à votre environnement. Lorsque vous naviguez, vous devez toujours rester vigilant afin de repérer tout signe de danger sous-marin.
Ne partez pas du principe que chaque danger sera clairement signalé par une bouée maritime : soyez attentif à tout changement dans la forme des vagues ou la couleur de l’eau qui pourrait indiquer un passage peu profond ou un banc de sable. Vous pouvez également observer l’itinéraire emprunté par d’autres bateaux sur une voie navigable pour trouver un passage sûr.
Si vous naviguez dans des eaux que vous ne connaissez pas, les cartes marines sont un outil indispensable, car elles indiquent l’emplacement des chenaux, des bancs de sable et des obstacles sous-marins.
Étudiez attentivement les cartes de la zone avant de prendre la mer et gardez-les à portée de main pendant que vous naviguez afin de pouvoir les consulter si nécessaire. Il existe même des applications de navigation maritime qui donnent accès aux cartes les plus récentes !
Pour éviter les dangers que vous avez identifiés, vous devez maintenir une vitesse de sécurité et bien connaître la distance de freinage et la maniabilité de votre bateau. Sachez combien de temps il faut à votre embarcation pour s’immobiliser à différentes vitesses et dans quelle mesure vous pouvez manœuvrer brusquement pour éviter un obstacle sans chavirer.
Si vous craignez de vous échouer, ralentissez. Vous réduirez ainsi votre distance de freinage et diminuerez le risque d’endommager votre bateau s’il venait à s’échouer.
Au Canada, les lois sur la pollution sont strictement appliquées par la Garde côtière canadienne et les autorités provinciales.
Si votre réservoir de carburant est perforé, vous êtes légalement responsable des frais de nettoyage de tout déversement d’essence ou de diesel dans les cours d’eau, que l’incident soit dû à un accident, à une négligence ou à une faute.
De plus, des amendes importantes peuvent être infligées pour avoir endommagé des habitats sensibles, tels que les herbiers de zostère marines protégés ou les frayères.
Il s’agit de l’immobilisation involontaire d’un navire qui heurte un haut-fond, un récif, la côte ou un obstacle sous-marin, et ne peut plus flotter ou naviguer. L’échouement est donc la conséquence d’une erreur de navigation, d’une avarie, d’une tempête, ou de toute autre circonstance imprévue.
Exemple : « Le pétrolier a subi un échouement suite à une défaillance de son système de navigation. »
Il s’agit de l’action de faire reposer un navire sur le fond de manière intentionnelle et contrôlée, souvent pour le maintenir à flotter dans un port à marée basse, pour effectuer des réparations sur la coque (carénage), ou pour le décharger. L’échouage est planifié et se fait généralement dans un endroit sûr (sable, vase) ou sur des cales prévues à cet effet.
Exemple : « Le capitaine a procédé à l’échouage du voilier sur la plage à marée descendante pour vérifier son hélice. »
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Consultez les tables des marées. Si la marée descend, vous disposez d’un laps de temps très court pour vous dégager. Si elle monte, la patience est votre meilleure alliée. Les vents peuvent également avoir une incidence, en faisant monter ou descendre le niveau de l’eau (selon votre emplacement).
La mission première de la Garde côtière est la recherche et le sauvetage, ce qui implique de sauver des vies, pas nécessairement des biens. Si vous êtes échoué mais en sécurité et que la coque est intacte, la GCC pourrait ne pas vous remorquer. Elle fera probablement appel à un service de remorquage privé. Vous pouvez les appeler à l’aide s’il y a des blessés, si votre bateau prend l’eau ou si vous voyez des conditions météorologiques extrêmes approcher.
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