Accueil / Manuel de sécurité nautique / Panne moteur en bateau et perte de propulsion : quelles sont les causes et que faire ?
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La panne de moteur et la perte de propulsion en bateau est l’urgence nautique non mortelle la plus fréquente donnant lieu à un appel aux services de recherche et sauvetage (SAR). En effet, 75 à 80 % des appels à l’aide adressés à la Garde côtière canadienne concernent des situations qui ne constituent pas un cas de détresse, notamment des pannes mécaniques ou des pannes de moteur.
Même s’il n’y a pas de danger immédiat, un moteur en panne dans un courant ou par vent fort peut rapidement se transformer en une situation plus risquée d’échouage ou de collision, surtout si votre bateau dérive vers des rochers ou des voies de navigation. Les plaisanciers canadiens doivent savoir quoi faire en cas de perte de propulsion, afin que tout le monde puisse rester en sécurité jusqu’à ce que le problème soit résolu ou que vous soyez remorqué jusqu’au rivage.
La plupart des pannes de bateau sont dues à quelques problèmes prévisibles.
C’est la première cause de perte de propulsion en navigation. Il est important de vérifier le niveau de carburant avant de partir et de planifier soigneusement votre consommation.
Appliquez la règle des tiers : un tiers du réservoir pour l’aller, un tiers pour le retour et un tiers en réserve (car une mer agitée, des vents violents et d’autres facteurs pourraient vous amener à consommer plus de carburant que prévu).
Les bateaux évoluent dans un environnement hostile et corrosif. Une batterie à plat, des connexions desserrées ou un fusible grillé peuvent empêcher votre moteur de démarrer ou le faire caler brusquement.
Lorsque vous naviguez, surveillez le tableau de bord pour vous assurer que la tension est suffisante. Si la tension descend à 12,2 volts ou moins, la batterie est probablement déchargée ou en fin de vie.
Rechargez vos batteries à 100 % avant chaque sortie, inspectez-les avant de prendre la mer et effectuez un entretien régulier pour détecter les problèmes courants susceptibles d’entraîner une panne.
Une panne peut également être causée par la présence d’eau ou de débris dans le réservoir ou par un filtre à carburant bouché, entraînant une surchauffe.
Surveillez votre tableau de bord toutes les 10 à 15 minutes. Si l’aiguille monte, arrêtez immédiatement le moteur. Une surchauffe peut causer des dommages irréversibles en quelques secondes.
Si votre moteur tombe en panne, votre priorité n’est plus d’atteindre votre destination, mais d’assurer votre sécurité là où vous vous trouvez.
Suivez ces étapes :
Toutes les personnes à bord doivent immédiatement enfiler un gilet de sauvetage. Le risque de noyade dû au chavirement ou au choc thermique est bien plus élevé si vous ne portez pas un gilet de sauvetage homologué et correctement ajusté.
Jeter l’ancre vous empêche de dériver vers un chenal de navigation très fréquenté, vers des rochers ou en pleine mer. Suivez les consignes établies pour ancrer votre bateau en toute sécurité.
Avant d’appeler à l’aide, essayez de déterminer la cause de la panne. Voici quelques éléments à vérifier :
Êtes-vous à court de carburant ? Les conduites de carburant sont-elles intactes ?
La batterie est-elle à plat ? Les interrupteurs sont-ils activés ? Les câbles sont-ils bien serrés ? L’accélérateur est-il au point mort ?
La lanière est-elle attachée ? Avez-vous actionné le coupe-circuit par inadvertance ?
Si le moteur est à l’arrêt et qu’il n’y a aucun risque qu’il redémarre et provoque des blessures mortelles par coup d’hélice, vérifiez avec précaution si quelque chose s’est emmêlé dans l’hélice et pourrait l’empêcher de fonctionner.
Si vous ne parvenez pas à résoudre le problème, vous devez appeler à l’aide. Vous pouvez utiliser votre radio VHF pour contacter un service non urgent afin d’être remorqué, ou pour demander un sauvetage d’urgence si vous êtes réellement en danger. Préparez toutes les informations nécessaires.
N’oubliez pas que la Garde côtière canadienne ne viendra pas à votre secours à moins que vous ne soyez en détresse, et qu’un faux appel de détresse entraîne des sanctions juridiques et financières importantes.
Si vous naviguez de nuit ou dans des conditions de mauvaise visibilité (pluie ou brouillard), vous pouvez également utiliser des signaux de détresse visuels pour alerter les bateaux à proximité. Tous les plaisanciers ont le devoir de porter assistance dans la mesure du possible, et un autre plaisancier pourrait vous aider à rejoindre un endroit sûr d’où vous pourrez organiser le remorquage de votre bateau.
À moins qu’il ne soit en train de couler ou en feu, ne sautez jamais à l’eau. Un bateau est beaucoup plus facile à repérer pour les sauveteurs qu’une personne nageant dans l’eau. Si votre bateau est en sécurité, veillez à ce que tout le monde reste calme, s’hydrate et reste assis jusqu’à l’arrivée des secours.
L’entretien du bateau est un élément essentiel de la sécurité nautique. En tant que plaisancier, vous devez nettoyer et inspecter régulièrement votre bateau au début et à la fin de la saison. Si vous n’êtes pas certain qu’il soit conforme aux normes, demandez un contrôle de courtoisie gratuit pour les bateaux de plaisance.
Nous vous recommandons également de prendre l’habitude d’effectuer un bref contrôle de sécurité avant de quitter le quai.
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En général, non. Il faut d’abord en déterminer la cause. Le redémarrer sans avoir réparé la prise d’eau ou la turbine peut endommager le moteur. Il vaut mieux laisser le moteur refroidir complètement (au moins 30 à 45 minutes). Vérifiez ensuite si la prise d’eau de mer est bouchée ou si un tuyau a éclaté, et réparez le problème avant de redémarrer le moteur.
Si le moteur bégaye, tousse ou perd de la puissance par intermittence avant de caler, il s’agit probablement d’un problème de carburant.
Oui, mais les moteurs de traîne sont conçus pour des manœuvres à faible vitesse, et non pour les longs trajets. Tenez compte des éléments suivants avant de décider d’utiliser votre moteur de traîne :
Oui. À moins que le bateau ne soit en train de se briser sur les rochers ou qu’il soit en feu, rester à bord est la solution la plus sûre. Par temps calme et en eaux peu profondes, vous pouvez également utiliser votre ancre pour déplacer votre bateau par « kedging » (en jetant l’ancre à plusieurs reprises et en tirant le bateau dans la direction souhaitée).