Accueil / Manuel de sécurité nautique / 9 situations d’urgence courantes en navigation : conseils de sécurité et guide
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Pour naviguer en toute sécurité au Canada, il faut être prêt à faire face à tous les types de situations d’urgence nautiques. Qu’il s’agisse de chavirements, de collisions de bateaux, du risque de choc thermique dû à l’eau froide ou d’incendies de bateau, les situations dangereuses exigent des connaissances et une formation adéquates pour être gérées de manière sûre et efficace.
Les plaisanciers responsables doivent savoir ce qui peut arriver et comment réagir en cas d’incident. Nous vous présentons les 9 situations d’urgence les plus courantes et les plus dangereuses que vous devez connaître avant de prendre la mer au Canada.
Les conditions météorologiques extrêmes en bateau, surtout lorsqu’elles surviennent soudainement, constituent une menace importante pour les plaisanciers au Canada. L’étendue de nos voies navigables et les changements rapides de température peuvent entraîner des conditions soudaines et potentiellement mortelles.
Les tempêtes peuvent réduire la visibilité en un instant, rendant la navigation presque impossible et augmentant le risque de collision avec d’autres bateaux ou des débris flottants. De plus, les eaux agitées et les vagues hautes peuvent facilement faire chavirer ou couler les petites embarcations de plaisance, surtout si elles se trouvent en pleine mer, loin d’un port de plaisance ou d’une crique abritée.
Les risques sont particulièrement élevés lorsque des avertissements de vent d’Environnement Canada sont en vigueur, émis lorsque les conditions sont véritablement dangereuses. Lorsque ces avertissements sont en vigueur, la meilleure chose à faire est de rester à terre, car la force combinée du vent et du courant peut rapidement submerger même les plaisanciers expérimentés et les embarcations bien entretenues.
L’échouage est une situation d’urgence courante mais grave qui survient lorsque la coque d’un bateau touche le fond ou un objet submergé. Dans les eaux canadiennes, cela est souvent dû au déplacement des bancs de sable, aux fluctuations du niveau de l’eau ou aux formations rocheuses cachées, fréquentes dans les Grands Lacs et les régions côtières.
L’impact peut causer des dommages immédiats à la coque, compromettre l’intégrité structurelle du bateau et entraîner une inondation. Il expose également les passagers et les conducteurs à un risque de blessure en raison de la secousse soudaine provoquée par l’arrêt inattendu du bateau.
Il est important de bien connaître les procédures de sécurité en cas d’échouage avant de prendre la mer. Celles-ci consistent notamment à vérifier que personne n’est blessé, à inspecter la coque (et à choisir une méthode appropriée pour dégager votre bateau) et à envoyer des signaux de détresse.
Une chute à l’eau est l’une des situations d’urgence les plus critiques auxquelles un plaisancier peut être confronté. Elle nécessite une intervention immédiate et coordonnée pour assurer le succès du sauvetage.
Le danger est accru dans les eaux canadiennes, où, même pendant les mois d’été, la température de l’eau peut rester dangereusement basse. Lorsqu’une personne tombe à l’eau, l’objectif premier est de la maintenir à la surface et de la ramener à bord le plus rapidement possible, car les effets physiques de l’immersion se font sentir presque instantanément.
Une chute par-dessus bord peut avoir trois conséquences extrêmement dangereuses :
Le danger immédiat en cas de chute à l’eau est le choc thermique, qui survient dans la première minute suivant l’immersion, même lorsque la température de l’eau n’est pas extrêmement basse.
Le choc thermique est une réaction physiologique qui provoque une inspiration involontaire, suivie d’une respiration rapide (hyperventilation) et d’une forte augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. Si la tête d’une personne est sous l’eau lors de cette inspiration initiale, elle peut inhaler suffisamment d’eau pour provoquer une détresse immédiate, voire une noyade. Il est essentiel de porter un gilet de sauvetage (VFI) approprié muni d’un col afin d’éviter l’immersion totale des voies respiratoires. Ensuite, concentrez-vous sur le fait de rester à la surface et de contrôler votre respiration jusqu’à ce que le choc initial passe.
Si le sauvetage ne peut être effectué rapidement, l’hypothermie devient un risque majeur, car le corps perd de la chaleur 25 fois plus vite dans l’eau que dans l’air. À mesure que la température corporelle centrale baisse, la dextérité physique diminue, ce qui rend difficile pour une personne d’attraper une corde de sauvetage ou de monter à une échelle.
Pour ralentir l’apparition de l’hypothermie, la personne dans l’eau doit rester immobile et adopter la posture HELP (Heat Escape Lessening Posture) ou se blottir contre d’autres personnes, si possible. Le port d’un gilet de sauvetage homologué peut aider à conserver la chaleur corporelle. Les personnes à bord du bateau doivent surveiller l’apparition de symptômes tels que les frissons, la confusion et les troubles de l’élocution, et faire tout leur possible pour secourir rapidement la personne.
La noyade est le risque ultime dans tout incident de chute à l’eau ; elle peut survenir silencieusement et rapidement. Selon Transports Canada, la plupart des Canadiens qui se sont noyés lors d’activités nautiques de loisirs ne portaient pas de VFI (vêtement de flottaison individuel) ou de gilet de sauvetage au moment de l’accident.
Dans les eaux plus chaudes, le principal risque menant à la noyade est l’épuisement (si les secours tardent à arriver ou si la personne se trouve dans des eaux agitées) ou un manque de coordination (dû à la consommation d’alcool ou à la peur).
Dans les eaux plus froides, une personne tombée à l’eau peut se retrouver incapable de nager, ses membres devenant trop froids pour fonctionner. Même un nageur expérimenté peut succomber au froid. Cela souligne la nécessité absolue de porter un gilet de sauvetage en permanence, car il fournit la flottabilité essentielle pour maintenir une personne à la surface, même si elle perd connaissance ou est physiquement incapable de se déplacer à cause du froid.
L’infiltration d’eau et le chavirement constituent des situations d’urgence graves qui exigent une réaction rapide et posée afin d’éviter la perte du bateau.
Dans les eaux côtières et intérieures variées du Canada, l’infiltration d’eau résulte souvent d’un défaut d’étanchéité de la coque, d’une pompe de cale endommagée ou de vagues déferlant par-dessus les plats-bords en mer agitée. Si l’accumulation d’eau n’est pas maîtrisée immédiatement par l’écopage ou l’utilisation d’une pompe à eau manuelle, le bateau pourrait perdre sa stabilité et sa flottabilité et se retrouver envahi par l’eau (le bateau se trouve alors au niveau de la surface de l’eau mais reste à la verticale).
Un chavirement se produit lorsqu’un bateau se renverse complètement ou se couche sur le flanc, souvent à cause d’une surcharge, d’une mauvaise répartition du poids ou d’un choc latéral provoqué par une grosse vague. Si un bateau chavire, la règle la plus importante est de rester près de la coque plutôt que d’essayer de nager jusqu’au rivage. Pourquoi ? Votre bateau est un objet volumineux et flottant que les équipes de sauvetage peuvent facilement repérer, contrairement à une personne dans l’eau. De plus, en vous agrippant à la coque, vous réduisez potentiellement votre exposition à l’eau froide et diminuez le risque d’hypothermie et de noyade, ce qui augmente vos chances de survie jusqu’à ce que vous soyez secouru.
La perte de propulsion est l’une des situations d’urgence les plus fréquentes auxquelles sont confrontés les plaisanciers au Canada. Selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada, les défaillances techniques et mécaniques constituent l’une des principales causes d’incidents maritimes. Qu’elle soit due à une panne mécanique, à un réservoir de carburant vide ou à une hélice encrassée, la perte soudaine de puissance laisse votre embarcation à la merci du vent et du courant. Dans les eaux canadiennes, où les marées fortes dans les zones côtières ou les courants fluviaux puissants sont courants, un bateau sans moteur peut rapidement dériver vers des voies de navigation dangereuses ou vers des côtes rocheuses périlleuses, d’où l’importance cruciale d’agir avant de perdre le contrôle.
Si votre moteur tombe en panne, quelle qu’en soit la raison, jetez l’ancre pour rester stable. En vertu du Règlement sur les collisions, un bateau en panne peut être considéré comme « hors de commande » s’il ne peut manœuvrer pour s’écarter de la route des autres; dans ce cas, les bateaux à moteur et les voiliers sont tenus de vous céder le passage.
Ensuite, procédez à une évaluation rapide pour vérifier s’il existe des solutions simples, telles qu’une lanière de coupe-circuit déconnectée, un disjoncteur déclenché ou des débris coincés dans la prise d’eau. Si le problème ne peut être résolu, un appel d’assistance non urgent doit être effectué via une radio VHF ou un téléphone portable à un service de remorquage ou à la marina locale. Signalez votre situation afin que les autres bateaux puissent vous contourner et que vous puissiez rester en sécurité en attendant les secours.
Les collisions constituent l’un des risques les plus graves pour la sécurité des plaisanciers au Canada. Une collision peut entraîner une avarie catastrophique de la coque, un envahissement immédiat et des blessures graves pour les passagers, ce qui en fait l’une des principales causes de décès et de dommages matériels liés à la navigation de plaisance.
Les collisions résultent souvent d’un manque de vigilance ou d’une mauvaise compréhension des règles de navigation. Sur les voies navigables très fréquentées comme le fleuve Saint-Laurent ou les régions lacustres populaires de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, la forte densité de trafic combinée à la vitesse augmente le risque de collision.
La réglementation canadienne stipule que tout bateau doit maintenir une veille constante par la vue et l’ouïe.
En cas de collision, la priorité immédiate sur le plan juridique et de la sécurité est de s’arrêter et de porter assistance à l’autre bateau, à condition que cela ne mette pas en danger votre propre équipage. Les conducteurs doivent immédiatement vérifier s’il y a des blessés, évaluer les deux bateaux pour détecter d’éventuelles fuites ou risques d’incendie, et échanger leurs coordonnées et les informations d’assurance, comme l’exige la loi canadienne. Si la collision entraîne des blessures graves ou des dommages importants, elle doit être signalée au centre des Services de communication et de trafic maritimes (SCTM) le plus proche ou aux forces de l’ordre locales. Vous devez également prendre des photos des dommages et noter les coordonnées GPS exactes pour l’enquête ultérieure et les demandes d’indemnisation.
Un incendie sur un bateau de plaisance constitue une situation d’urgence terrifiante, car il peut se propager à une vitesse fulgurante en raison de la présence de carburant, de fibre de verre et d’espaces confinés. Au Canada, de nombreux incendies de bateaux prennent naissance dans le compartiment moteur en raison de courts-circuits électriques ou de fuites de carburant, ce qui explique pourquoi Transports Canada impose l’utilisation de pièces protégées contre l’inflammation et de ventilateurs de cale en état de marche sur les bateaux à essence. Un incendie ne présente pas seulement un risque de brûlures ; la fumée épaisse et toxique produite par la combustion de matériaux marins peut rapidement envahir les passagers dans une cabine ou un cockpit confiné, faisant de la détection précoce et d’une intervention immédiate le seul moyen d’assurer la survie.
Si un incendie se déclare à bord d’un bateau, le conducteur doit immédiatement couper le moteur et l’alimentation en carburant afin d’arrêter l’écoulement des liquides inflammables et d’empêcher le moteur d’attiser les flammes. Utilisez un extincteur de bord pour tenter de maîtriser ou d’éteindre l’incendie. Le bateau doit être positionné de manière à ce que le vent éloigne les flammes du bateau et de ses occupants. Tous les passagers doivent se diriger vers le côté au vent du bateau, saisir leurs gilets de sauvetage et se préparer à abandonner le navire si l’incendie ne peut être maîtrisé. Si l’incendie se trouve dans la salle des machines, n’ouvrez jamais complètement la trappe, car l’afflux soudain d’oxygène peut provoquer une explosion par retour de flamme ; à la place, si votre bateau est équipé d’un hublot d’incendie, déchargez l’extincteur par cette ouverture. Émettez toujours immédiatement un appel de détresse sur la fréquence VHF 16, car un incendie peut rendre un bateau irrécupérable en quelques minutes seulement.
L’intoxication au monoxyde de carbone (CO) constitue une menace silencieuse et mortelle à bord des bateaux de plaisance. Ses symptômes (tels que maux de tête, vertiges et nausées) ressemblent fortement à ceux du mal de mer ou d’une exposition au soleil, ce qui rend difficile la détection du danger avant qu’il ne soit trop tard.
Au Canada, de nombreux incidents surviennent lorsque les gaz d’échappement des moteurs à essence ou des appareils de chauffage embarqués s’accumulent dans les cabines fermées et autres espaces confinés. Ce gaz est incolore, inodore et insipide, et des concentrations élevées de CO peuvent entraîner une perte de conscience et la mort en quelques minutes.
Pour prévenir l’intoxication au CO, les plaisanciers canadiens doivent s’assurer que leurs bateaux sont équipés de détecteurs de CO de qualité marine et maintenir un apport d’air frais dans tout le bateau, même par temps froid. Évitez de vous faire tracter derrière un bateau près des évents d’échappement, car les concentrations de gaz sont les plus élevées à l’arrière.
Si vous soupçonnez qu’une personne souffre d’une intoxication au CO, emmenez-la immédiatement à l’air libre et coupez tous les moteurs et générateurs. Appelez immédiatement les secours via la fréquence VHF 16 ou en composant le 9-1-1.
Les urgences médicales en mer posent des défis particuliers en raison de l’éloignement des structures de soins de santé professionnelles et de la difficulté à transporter un patient vers un hôpital. Au Canada, où les plaisanciers explorent souvent des criques côtières isolées ou les vastes lacs du Nord, la distance qui les sépare du quai le plus proche peut retarder considérablement la prise en charge d’urgence.
Les incidents courants comprennent les lacérations graves causées par les hélices (coup d’hélice) ou le matériel de pêche, les maladies liées à la chaleur, les accidents cardiaques et les fractures provoquées par les mouvements du bateau en eaux agitées. Comme l’aide n’est pas immédiatement disponible à bord d’un bateau, le conducteur et l’équipage doivent être prêts à intervenir en tant que premiers secours jusqu’à l’arrivée des secours professionnels. Utilisez votre radio VHF ou votre téléphone portable pour appeler à l’aide dès que vous en avez besoin.
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L’une des préoccupations les plus courantes concerne le coût des opérations de sauvetage. Au Canada, la Garde côtière canadienne et les organisations bénévoles telles que la RCMSAR (Royal Canadian Marine Search and Rescue) ne facturent pas leurs services de recherche et de sauvetage. Toutefois, si votre bateau n’est pas en danger immédiat et a simplement besoin d’être remorqué en raison d’une panne mécanique, vous serez probablement orienté vers une entreprise de remorquage privée, ce qui peut s’avérer très coûteux si vous n’êtes pas membre.
La règle d’or dans presque toutes les situations d’urgence (chavirement, incendie ou échouage) est de rester près du bateau. Un bateau est une cible beaucoup plus facile à repérer pour les avions et les navires de recherche et de sauvetage qu’une tête humaine flottant à la surface de l’eau. De plus, rester près du bateau vous permet de sortir de l’eau pour retarder l’apparition de l’hypothermie. Vous ne devriez abandonner le navire que s’il est en train de couler ou en proie aux flammes.
Oui. Bien que les téléphones portables soient utiles, ils présentent des limites importantes en mer. Les antennes-relais sont orientées vers l’intérieur des terres, ce qui signifie que le signal s’affaiblit rapidement dès que vous vous éloignez de la côte. De plus, un téléphone portable est un outil de communication un-à-un. Une radio VHF (canal 16) permet une diffusion un-à-plusieurs ; lorsque vous appelez à l’aide sur une radio VHF, tous les bateaux à proximité ainsi que la Garde côtière vous entendent, ce qui permet souvent un sauvetage beaucoup plus rapide par un plaisancier se trouvant à proximité.
En vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada, vous êtes légalement tenu de porter assistance à toute personne en mer en danger de se perdre, à condition que vous puissiez le faire sans mettre gravement en danger votre propre bateau ou vos passagers. Vous n’êtes pas nécessairement tenu de remorquer leur bateau, mais vous devez vous assurer que les personnes à bord sont en sécurité ou rester avec elles jusqu’à l’arrivée des secours professionnels.
Pour être conformes à la réglementation canadienne, les gilets de sauvetage et les VFI (vêtements de flottaison individuels) doivent être homologués par Transports Canada, la Garde côtière canadienne ou Pêches et Océans Canada. Que vous vous fiez aux nouvelles étiquettes ou à l’ancien système de classification par type, le dispositif doit être homologué pour l’activité, le poids, la taille et l’âge (adulte ou enfant) que vous avez choisis.
Comme la température de nombreux lacs et eaux côtières canadiens reste inférieure à 15 °C toute l’année, le temps de survie est généralement très court, souvent mesuré en minutes plutôt qu’en heures. Les experts appliquent la règle du « 1-10-1 » en cas d’immersion en eau froide : 1 minute pour contrôler sa respiration, 10 minutes de mouvement et 1 heure avant de perdre connaissance.